Une heure, une heure pour soi, une heure à soi…
À regarder les gens passer, les spectateurs arriver, le ballet des voitures. Elles s’arrêtent, elles repartent, elles ralentissent, elles accélèrent.
Un couple aménage le jardin de leur habitation, très certainement nouvellement achetée, à en juger par la rouille sur les volets. Des gens courent, d’autres passent à vélo. Mon regard s’éloigne. Tiens, à quoi servent les grues au loin ? Je regarde le ciel, les nuages avancent doucement. Cela contraste avec le mouvement de la ville en dessous.
Il fait gris, mais je perçois du ciel bleu.
L’Église Saint-Étienne de Beauvais sonne 20 heures. Le ballet sous mes pieds se calme. Mes épaules se relâchent également. Je suis bien.
Les pigeons s’envolent vers l’église.
Le merle chante la nuit.
J’attends que le calme arrive.Les lumières s’allument pour éclairer Beauvais, qui se plonge dans la pénombre.
Je me sens bien. J’attends que plus rien ne bouge.
Une heure à ne pas penser, une heure à regarder, une heure à m’accorder.

Caroline
jeu 09.04 19H36
Soir