C’est le dimanche du changement d’heure.
Je ne le porte pas dans mon cœur.
À 6 h, ta lueur m’a tellement manqué,
Alors quoi de mieux pour diminuer ma rancœur,
Que venir me percher à ma hauteur,
Afin de célébrer ton arrivée.Au loin, les arbres sont éclairés de ta couleur orangée.
En un instant, tu as émergé,
Je suis venue pour toi et te voilà !En bas, personne pour t’admirer.
Pas un humain.
Pas même un chien.Seuls les oiseaux entament un ballet,
Comme pour se réchauffer les ailes.Derrière la vitre de verre, moi aussi, je sens ta chaleur
Qui réchauffe mon corps, mon sourire, mon cœur.Sous l’effet de la température qui s’élève,
L’odeur du bois de notre abri se révèle.Je ferme les yeux.
J’oublie que je suis en ville.
Je me sens dans une forêt de sapins,
Inondée de tes rayons.C’est déjà fini.
J’étais si bien.Merci, ô soleil, d’avoir illuminé mon matin.


Christine
dim 29.03 7H33
Matin