Dans un premier temps, mon regard s’est naturellement posé sur le va-et-vient des véhicules, juste là au premier plan, sur le parking. Un mouvement continu, presque mécanique, qui rythmait le début de la veille.

Puis, peu à peu, l’esprit s’est mis à vagabonder. Je me suis surprise à imaginer les personnes qui rejoignaient leur voiture : chaque départ ouvrait une histoire possible.

Au fil du temps, les sons se sont éclaircis, comme s’il se dépouillait de son agitation. Le calme laissait émerger des bruits distincts : des chiens qui aboient, le passage d’un véhicule de pompier, le clocher de l’église ou peut-être la cathédrale, qui marquait le temps.

Et puis, sans prévenir, les petites lumières se sont allumées une à une, dessinant dans la nuit tombante un tapis de lucioles, discret et presque irréel.

Au final, une expérience longue, étirée, habitée… et pourtant trop courte.