Les ombres s’allongent, le bruit des voitures diminue, le ciel rosit.
Ce n’est pas une impression de veiller, mais plutôt de guetter : une voiture qui se gare, des chiens qui se rencontrent, les maîtres qui font connaissance.

Mais où va cette dame avec sa valise ? J’imagine qu’elle rentre chez elle, non ! qu’elle part vers une destination inconnue, vers l’aventure !

Des oiseaux dans la lumière qui baisse l’accompagnent peut-être, sûrement.

Les cloches de l’église sonnent : il est seulement 18 heures ? Ça va être long… mais finalement, non. Elles sonnent encore, mais ne marquent pas le temps, leur son fait partie du décor.

La douleur physique ne m’a pas quittée, je pensais qu’elle me laisserait cette heure de répit. Elle était là, à me guetter, à veiller avec moi…