La journée s’achève et me voici redescendue de mon poste d’observation. Une heure à poser mon regard vers l’horizon, repérer au loin des édifices du paysage beauvaisien, notamment le clocher de l’église de Notre-Dame du Thil et, plus près, tourner la tête pour voir le coq étincelant de l’église St Etienne.

Une heure seule, en haut, mais aussi accompagnée par les éclats de voix des enfants qui jouent sur le parvis du théâtre, profitant de la douceur printanière ; connectée quelques instants avec trois personnes qui quittent le théâtre, se retournent et me font signe ; reliée à toutes les personnes qui ont veillé avant moi et celles qui me succéderont, dès demain matin.

La beauté réside dans la variété de la gamme chromatique de la végétation, des bâtiments, du ciel qui se pare d’un « rose crépusculaire ».

La nuit est tombée, et je repars avec sérénité et quiétude, forte de cette expérience unique.