J’ai rejoint avec fierté les Veilleurs.

Je suis à l’heure qui vient de s’écouler, une Veilleuse ! J’ai choisi ce temps suspendu de début de soirée comme un point de ponctuation à mes activités et celles de la ville que je regarde. Je suis en vigie comme sur les toits de l’église Saint Etienne. Je suis en vigilance, je veille sur la ville, les êtres vivants humains et non vivants que je vois tout en bas. Être en vigilance, veiller… sur moi-même, sur les autres, sur la nature qui environne la ville.

Avide de la découverte de mes sensations au début, impatiente ensuite, puis méditative et apaisée à la fin de ce temps arrêté. La nuit approchante, les lampadaires de la ville se sont allumés sous les arbres, sur le parvis du théâtre. Le cadre lumineux de ma cabine de veille s’est reflété dans la vitre, donnant à voir comme dans un tableau, la paysage de la ville mi urbaine mi boisée.

J’ai aimé méditer là, ici et maintenant.

Merci !