J’entends mon cœur qui bat sourdement dans ma poitrine et mes tempes. Je réalise qu’il s’agit du vrombissement lointain de soufflerie du théâtre.
Je regarde le soleil pâle tenter mollement de faire passer ses rayons à travers les nuages pastel. C’est le dernier levé de soleil de l’été.
Je m’ennuie un peu.
Je réalise à quel point il est devenu rare et difficile de trouver des espaces d’ennui dans notre vie de réseaux et de notifications.
Je suis heureuse de vivre pleinement ce moment d’ennui qui, je le sais, favorise l’invention, l’imagination et la fantasmagorie.Très vite, l’ennui se dissipe, disparait tout à fait pour laisser place à l’émerveillement et la gratitude.


Marion
dim 20.09 7H34
Matin