Je me souviens parfaitement de ma première rencontre avec l’objet-abri, en 2011 à Belfort. Un observatoire juché sur cette citadelle que je connais si bien, que j’ai tant arpentée de jour comme de nuit, à la lueur des flambeaux.

Prendre une heure pour accompagner la course du soleil, pour accompagner la course des hommes, pour sentir le fil se tisser.
Je retrouve cet horizon lointain, cet infini qui attire et fait chavirer. On souhaiterait courir s’y lover et s’y noyer.

Ce 14 juillet 2026, après cette heure passée à veiller sur Beauvais, une ville que je côtoie depuis six ans, j’ai la sensation d’avoir atteint la fin d’un cycle, comme si cet instant m’attendait depuis longtemps.

La fin du voyage, mais jamais la fin du chemin.