À peine entrée dans l’objet-abri, le match qui oppose la France et l’Espagne en demi-finale de Coupe du monde commence.
Je le suis à distance, une fan zone est installée sur la place Jeanne Hachette. À cette période de l’année, l’Église Saint-Étienne ne nous donne plus d’indice sur l’heure qu’il est pendant la veille.
J’entends des râlements, la foule hue, j’imagine que l’Espagne a marqué. Au bout d’un moment, des petits groupes s’éparpillent, ce doit être la mi-temps.

Je ne suis pas une fan de foot et je n’ai suivi tout cela que de loin, mais je ressens cette chaleur et le sentiment fédérateur qu’il transmet. Moi aussi, je participe à élaborer ce sentiment via ce projet, dans une moindre mesure qu’une compétition internationale j’imagine.

Le sport, l’art : voilà des moteurs essentiels, nécessaires. Il ne faut pas l’oublier en cette période difficile pour la culture et pour tant d’autres choses.