Le paysage a bien changé depuis janvier. J’avais alors remplacé la veilleuse que j’étais censée accompagner et que la neige avait empêchée de venir.

La chance me sourit, car j’ai eu le droit, cette fois encore, à un lever de soleil éblouissant, littéralement.

La lumière traversant les arbres fait transparaître leurs feuilles fraîchement écloses. Le défilé des saisons à travers un même paysage est émouvant.
Le chant des oiseaux prend la place des carillons de l’Église Saint-Étienne, encore endormie.

On ne se croirait pas en ville et, alors, mes souvenirs d’enfance, ceux de mes réveils à la campagne, me reviennent. Ils me rappellent un temps où je ne me préoccupais pas de grand chose…

Peut-être serait-il temps d’y revenir un peu.