D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours préféré vivre la nuit chez moi à l’abri. Comme une auto veille.

Aujourd’hui, je suis dans ma zone de confort, me lève en pleine nuit et prends ma voiture pour quasi une heure de route, dans le noir, le calme et aussi, il faut le dire l’étrangeté. Le monde dort et je ne rencontre que peu de voitures, un peu de camions…

Arrivée à Beauvais, je ne suis pas la seule à veiller : Quelqu’un m’accueil, m’attends, veille sur moi. Le veilleur veillé. Une fois rentrée dans la cabane du veilleur, je m’aperçois que la vie est partout : des pigeons, un chat blanc, des piétons, des conducteurs de trottinettes, de voitures, de bus, de taxi, d’ambulances, d’avions…

La ville est mobilité et chacun participe au réveil du soleil. Caché d’abord, je vois ces effets grâce à la lumière qui change. Puis, soudainement, il éclate, face à moi et m’éblouie. M’empêcherait il de de veiller ? Je mets ma main en visière et continue ma mission en me faisant cette conclusion : la ville protège ses habitants, chacun a une mission bien définie qui permet l’entraide et le soutien. Tout du moins, j’ose l’espérer.