Les premières minutes, j’ai eu un sentiment de calme et de torpeur… Je m’attendais à plus d’agitation dans la rue.
Et puis j’ai commencé à compter les évènements : environ quarante paysages d’oiseaux à toutes distances pour seulement un chien (en laisse), quarante-six piétons dont dix ados, un coureur, seulement cinq femmes et deux enfants. Trois vélos, une moto, quatorze bus et quatre trottinettes. Neuf voitures bleues, vingt-sept gris foncé, trente-sept gris clair, sept rouges, quarante-quatre blanches et quarante-quatre noires (la parité !), une verte et deux bicolores. Quatre marrons. (Où sont les voitures jaunes ?)
A un moment, le ciel a été exactement coupé en deux dans le sens de la hauteur : bleu clair en haut, gris acier en bas. Puis le bas s’est éclairci et à nouveau assombri. L’évènement de cette ville fut incontestablement l’arc-en-ciel au-dessus d’Argentine. Les feux tricolores ont effectué une centaine de passages du vert au rouge et vice-versa. Près de la fin, les lampadaires se sont allumés, d’abord au loin, puis sur le parking du théâtre. Enfin, ce fut le tour des feux des voitures.
Finalement il s’en est passé des choses et certaines ont dû m’échapper. Il faudra que je revienne…


Nicolas
mer 13.05 20H27
Soir