Tout d’abord il a fallu reprendre son souffle (6 étages tout de même) et se laisser happer par le paysage qui s’offre à moi.

C’est une fin de journée fraîche, tout est paisible, il y a une petite éclaircie. Quelques chants d’oiseaux, les bruits de circulation, d’avion, un chien aboie au loin.
Et le vent se lève, les feuilles s’agitent, ainsi que les arbres, la pluie s’intensifie, assombrit le paysage.

Tout s’apaise doucement, deux départs d’arc-en-ciel apparaissent du côté de la rue des Vignes, un avion en phase d’atterrissage vient les croiser.
Et le soleil vient illuminer les tours de la ZUP Argentine, qui semblent posées au milieu des arbres, puis les cheminées de briques rouges du centre-ville viennent s’éclairer à leur tour et enfin l’ensemble des feuillages, devenant d’un vert tendre.

Petit à petit le jour décline, la ville devient terne, jusqu’à la mise en route de l’éclairage public. Un éclat de rire au loin vient clore ma veille.

Très bon moment d’observation, bel exercice de pleine conscience.
Et grande humilité face à ce projet surprenant dont je ne suis qu’un tout petit élément.

Bravo et merci.