6h06. Je rentre dans la « boîte ». La porte se referme. Je me sens un peu tel Jon Snow, Gardien du Mur, à veiller sur la ville.

Premières impressions : c’est haut. C’est calme. C’est verdoyant. C’est beau. Mais c’est très calme.
Seconde impression : ai-je fait le bon choix de venir un jour de « pont » ? Cela risque d’être lassant, une heure…

Alors, déformation professionnelle oblige, je me focalise sur les déplacements. J’observe les bus, je les compte. Ce sont eux les plus nombreux. Je compte les voitures stationnées sur le parking. Je note aussi celles qui oublient malicieusement de mettre leurs clignotants…

Où sont les piétons ?

Encore des bus, puis des balayeuses. Je suis frappé non pas parce que je vois, mais parce que j’entends. Le silence n’est en effet interrompu que par la circulation routière.

Le soleil se lève de plus en plus et vient « chauffer la vitre ». Je ferme les yeux quelques instants. Je ne compte plus. Je « conte » dans ma tête.

Un semblant de voix. Mon premier passant.

On toque à la porte. Il est 7h06. Ma « garde » est finie. Je n’ai pas vu l’heure passer.