Journée qui était légèrement couverte de nuages. Quelques passants m’ont fait signe de la main. J’ai pu observer le ciel, des avions dans les airs. Du dôme, j’avais l’impression d’être dans les airs aussi. La vitre est tellement claire, voire inexistante, que je pensais voir un insecte : un moustique à l’intérieur de la cabine, que j’ai voulu attraper ; je me suis sentie ridicule et ai souri toute seule. J’ai pu m’orienter dans Beauvais en fonction des rues, de la gare routière, du centre-ville, c’est plus facile quand on domine le paysage.
J’ai pu constater qu’il y a trois églises, des grands immeubles, le vallonnement de petites collines, beaucoup de bus, de transports, très peu de passants ; trois jeunes seulement sont venus faire du vélo sur la place du théâtre. Les lumières, petit à petit, se sont allumées dans la rue, l’éclairage des voitures, le bruit s’est intensifié. Beaucoup moins de monde qu’à Paris. Les passants me paraissaient posés, pas stressés, leurs démarches étaient au ralenti, le temps m’a paru passer vite. J’ai perdu la notion du temps, sauf lorsque les cloches ont retenti à 18 heures. J’ai lâché prise, j’ai juste observé les alentours, les gens, les voitures. Une heure pour moi, sans devoir parler à quelqu’un, ça fait du bien. C’est une belle expérience de vie. S’accorder un arrêt au-dessus des habitations et des gens.
Merci pour cette découverte de Beauvais, les pieds dans le vide.


Sabah
ven 06.03 17H44
Soir