Normalement accompagnatrice, je remplace finalement ma veilleuse qui est atteinte de la COVID (je ne savais pas que ça circulait encore, peut-être un nouveau variant, peut-être sommes-nous à la veille d’une nouvelle épidémie ?)
C’est donc ma troisième veille. Au départ, le ciel ne semble pas vouloir me faire de cadeau une fois de plus : pluie en arrivant, ciel très gris, horizon bouché. Peu de choses à observer à part les allers-retours très étranges d’un homme entre une poubelle et sa voiture située 20 mètres plus loin : il traverse le parking lentement en boitillant, jette quelque chose à la poubelle, rejoint sa voiture et repasse environ dix minutes plus tard pour faire la même chose. Il ne quittera le parking en voiture qu’à la fin de ma veille.
Au niveau du ciel, au bout d’un certain temps, à peu près la moitié, le soleil finit par percer les nuages et éclairer vivement le haut de l’église et des immeubles face au théâtre. Il projette les ombres des arbres sur les façades : c’est très beau. Le ciel se transforme et un petit arc-en-ciel apparait juste au-dessus d’un immeuble du quartier Argentine au loin. Je l’observe se déplacer et se diluer dans un ciel maintenant rosé. Bouquet final : un avion vient traverser l’arc-en-ciel.
C’était bien cette petite veille improvisée finalement.

