La veille de la veille, je fais l’atelier avec vous. J’aime cette coïncidence des mots, qui ont chacun leur rôle. Nous aussi avons un rôle dans cette performance artistique…
Le jour de la veille, à 6 h 54, j’entre dans le théâtre du Beauvaisis pour VOIR, cette fois-ci, un nouveau genre de spectacle : VOIR DEHORS.
Oui, le spectaculaire du dehors qui parle aux yeux, puis laisse libre cours à l’observation, puis encore à l’imagination.
Le temps semble s’arrêter, mais en réalité il file librement. L’horizon est à hauteur de mes yeux ; le ciel est rose et bleu. Le fond de cet horizon est laiteux, voilé, et laisse entrevoir la naissance du jour, le lever du soleil.
Peu à peu, je découvre le vallonnement du paysage citadin, qui s’élève sur la gauche. La vue est très dégagée. Le soleil pointera son nez entre les clochers de la chapelle Saint-Joseph, pour leur offrir sa robe orangée…
Le temps file. L’activité humaine est encore faible, mais grandissante. Un ballet de bus, une poignée de piétons et quelques voitures animent ce paysage.
Il fait frais. Les cheminées des bâtiments laissent échapper une fumée blanche. La chaleur du soleil m’atteint. Ses rayons m’irradient de lumière blonde et dorée. Il illumine maintenant la cime des arbres et révèle leur couleur verte.
Il est monté de deux mètres au-dessus de l’horizon et s’est décalé vers la droite…
JE VOIS. Je vous vois. Me voyez-vous ?


Valérie
ven 17.04 6H54
Matin