Là-haut, je veille sur Beauvais. Au-dessus de moi, le ciel me paraît immense. En contrebas, la ville bouge, s’agite, vit au rythme incessant du bruit des voitures. Quelques avions s’envolent, emmenant leurs passagers vers d’autres horizons. Des oiseaux la survolent tels des guetteurs.
Immobile, j’observe les passants, tous si différents : des hommes, des enfants, des femmes, des jeunes, des plus âgés. Un sportif qui fait ses mouvements de gym sur le parvis du théâtre, un couple qui promène son bébé, une femme promenant son chien, une femme accompagnée de son enfant, pressée de monter dans sa voiture, tous porteurs d’autres vies que la mienne.
Au fur et à mesure que le jour s’efface, la ville change de visage. Les passants se raréfient, les lumières des phares s’allument, puis c’est au tour des réverbères.
Quelques brefs instants de silence s’installent.
Au loin, des fenêtres s’embrasent comme des vies qui s’éveillent, des familles qui se retrouvent, des solitudes qui s’installent, des histoires qui continuent.Veiller sur la ville, c’est aussi prendre le temps de regarder la vie dans ses multiples facettes, ses différents rythmes, ses changements, son perpétuel mouvement, toutes ses différences qui la rendent belle.
Merci pour cette belle et unique expérience.
Brigitte
ven 02.10 18H30
Soir